Sport chez l’enfant et l’adolescent, quels bénéfices?

Posted by | juin 04, 2011 | Entraînement | No Comments

Comprendre leurs besoins:

 

En premier lieu, pour bien comprendre quels sont les bénéfices chez l’enfant et l’adolescent d’une pratique d’initiation et de découverte ou d’une activité sportive régulière pour les plus agés. Il paraît essentiel d’abord d’appréhender d’une manière globale les besoins fondamentaux et vitaux liés à sa croissance, à l’acte moteur, à son apprentissage, ainsi que ses besoins psychologiques et affectifs.

 

D’une manière conventionnelle on peut définir trois grandes tranches d’âge:
- La petite enfance (3-6ans)
- Les enfants (7-12 ans)
- Les pré-adolescents et les adolescents (13-17ans)

 

De 3 à 6 ans, l’enfant à besoin de:
- Se construire (le besoin d’éveil).
- Tâtonner.
- D’expérimenter.
- D’un repère affectif stable.
- Sécurité.
- Repère dans le temps: il est essentiel de respecter les rythmes de vie (un temps pour chaque chose).
- Repère dans l’espace.
- Clarté et de moments de jeux de courtes durées pour respecter son rythme biologique.

 

De 7 à 12 ans, l’enfant à besoin de:
- Socialisation.
- Valeurs.
- De succiter la curiosité intellectuelle.
- D’acquisitions cognitives.
- De centres d’intérêts (ils se précisent).
- D’intimité (début de la pudeur).
- Désir d’indépendance ( dans le sens autonomie et non opposition comme durant a puberté).
- D’appartenir à un groupe.
- Construire leur propre personnalité.
- Construire, de savoir, d’apprendre, de créativité.
- Valorisation et de réussite.
- Tempérer ses efforts car il ne connaît pas encore ses limites, il a besoin d’un équilibre entre les phases de repos et d’activité.

 

De 13 à 17 ans, l’adolescent à besoin de:
- Solitude et de socialisation (besoin antinomique).
- Créativité.
- D’indépendance.
- D’intérioriser.
- Responsabilité.
- S’affirmer.
- S’éloigner de la cellule familiale.
- D’expérimenter.

 

Evoluer, bouger, se voir changer, se mesurer à autrui, partager des activités, des émotions, des sensations, des réussites, des échecs, autant de raisons pour que l’enfant se passionne à pratiquer un sport. Mais qu’il s’agisse d’une activité de découverte ou de compétition, il doit toujours être pratiqué dans le respect du besoin biologique et personnel de l’enfant.

 

Quels bénéfices peut-on espérer du sport? Pourquoi pratiquer?

 

Sommairement, on peut constater que le sport agit principalement sur deux grands cadres importants dans le développement et l’équilibre de l’enfant et de l’adolescent. Sur un plan moteur et physiologique mais aussi sur un plan psychologique. (interdépendance entre le neuro-fonctionnel et le psycho-affectif)

 

Les bulles du développement et leurs composantes principales. (cf schéma)

 

Sur un plan Physique ou Moteur, il permet de:
- Connaître son corps.
- Un développement harmonieux des muscles.
- Une bonne statique et maintien général du corps.
- Une bonne hygiène de vie.
- Améliore la coordination et la précision.
- L’équilibre spatio-temporel.
- Les capacités moitrices, sensorielles et cognitives liées à l’apprentissage.
- Développe le goût de l’effort.
- La perception de son corps dans l’espace.

 

Sur un plan Psychologique ou Psycho-affectif, il permet de:
- Acquérir de l’autonomie.
- S’épanouir et rechercher une identité.
- Canaliser et/ou détente (exhutoire).
- Comprendre le concept de maîtrise de soi.
- Jouer un rôle important de socialisation (esprit d’équipe, esprit sportif, respect des règles et de l’autre) et de l’importance du travail collectif.
- Développer la confiance en soi.
- Fomenter l’autonomie, l’entraide et l’esprit de décision.

 

Quel sport pour quel âge?

 

- De 3 à 6 ans il convient de pratiquer un sport peu intense, de nature collective et ludique pour soutenir ses besoins. Le club d’athlétisme est un bon exemple de développement psychomoteur où l’enfant découvre son corps et ses possibilités à travers des parcours et des jeux autour de leurs sens (couleurs, formes…) qui participent à son éveil corporel et reste dans la continuité de son enrichissement intellectuel.

 

- Pour les 7-12 ans, les sports nécessitants plus de liberté de mouvement et de complexités sont à encourager et malgré leurs manques de technicité ils ont besoin d’activités complémentaires qui leur permettent d’améliorer la coordination motrice. Le goût de compétition se marque davantage mais ils ont besoin de soutien dans l’effort pour persévérer, de motivation et d’encouragements constants. La gymnastique par exemple regroupe tous les besoins liés à cette tranche d’âge.

 

- De 13 à 17 ans, Dans cette période les adolescents et les pré-adolescents ont davantage besoin de travailler leurs acquis. Suite à leurs changements hormonaux, croissance et variation de poids, il est beaucoup plus difficile de travailler la coordination et la précision, on favorise alors les activités très physiques pour se dépenser. Toutefois la maturité psychologique permet une activité aussi plus complexe. Il choisira de lui même le sport qui lui semble le plus adapté en fonction de ses affinités et de ses compétences déjà acquises durant l’enfance, ce qui est également dans la suite logique de son besoin d’indépendance.

 

Quel sport pour quel enfant?

 

Cela reste très manichéen et sans doute contre-productif sur plusieurs plans de ne pas nuancer l’activité sportive de l’enfant et l’adolescent sans prendre en compte le paramètre personnel des goûts et du caractère ou de la situation émotionnelle.

 

En quelques mots: Il faut savoir s’adapter à l’enfant et à son comportement.
Un enfant timide n’aura pas les mêmes envies qu’un autre plus expansif. De même qu’un enfant hyperactif n’aura pas les mêmes besoins qu’un autre plus réservé. Il n’y a pas de règle faisant foi dans ce domaine même si on peut découper les besoins et les attentes selon les âges en fonction de son développement, il faut savoir être l’écoute et alerte à l’état d’esprit du jeune pratiquant.

 

Quel risque chez le jeune sportif? 

 

« Mon enfant en fait-il trop? » Une question récurrente de la part des parents, inquiétude protectrice ou demande légitime?

 

C’est une question bien légitime selon moi, un enfant très sportif est bien plus succeptible d’être soumis à une blessure ou à un surentraînement. Difficile à déceler étant donné qu’il est très complexe et aléatoire de juger la quantité maximum d’exercices ou d’heures d’activité sportive chez l’enfant à cause des variations importantes de poids, d’ossature et de musculature d’un jeune pratiquant à l’autre.

 

Comment alors reconnaître les signes avant-coureur d’un surmenage sportif?

 

- Fatigue inhabituelle et chronique durant les entraînements.
- Problème cardio-respiratoire.
- Sommeil de mauvaise qualité et trouble de l’attention. (scolarité)
- Manque de concentration.
- Perte d’appétit.
- Problèmes relationnels

 

Les signes sont nombreux et pas toujours liés les uns aux autres ni même à une activité sportive trop brutale et répetée. Il reste évident qu’une consultation médicale est fortement recommandée dès l’apparition d’un de ces symptômes qui pourraient nuire à l’enfant d’une manière ou d’une autre avant qu’il y est un traumatisme ou le développement d’une pathologie, voir des répercutions sur la stabilité émotionnelle de l’enfant.
Pour conclure, tempérance et écoute restent les mots d’ordre pour protéger le jeune sportif des excès d’une pratique trop intense.


Restez inspiré avec Aesthetic Performance

Recevez les articles en avant première, mais aussi:
- Des conseils diètes 100% naturel
- Des astuces d'entraînements
- Méthodologies et programmes
- Et bien plus encore!